Y-a-t-il une invocation à dire lors de la rupture du jeûne?

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بسم الله

L’invocation lors de la rupture du jeûne ?

Il est venu des invocations d’après le prophète (صلى الله عليه وسلم) et rien n’est authentique. Il est venu de lui qu’il a dit :

اللَّهُمَّ لَكَ صُمْنَا وَعَلَى رِزْقِكَ أَفْطَرْنَا فَتَقَبَّلْ مِنَّا إِنَّكَ أَنْتَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ

« Ô Allah ! Pour toi nous avons jeûné, et nous avons rompu avec Ta subsistance, alors accepte de nous. Tu es L’Entendant, Le Connaissant. » Rapporté par Ad Daraqutnî (2/185) d’après ‘Abd Allah Ibn ‘Abbâs -qu’Allah les agrée- et sa chaîne contient ‘Abd Al Malik Ibn Hârûn Ibn ‘Antarah qui rapporte d’après son père et il est matrûk (délaissé dans le hadith, c’est-à-dire très faible) et son père est faible.

Et At Tabarânî l’a rapporté d’après Anas -qu’Allah l’agrée- dans Al Awsat (7545) et As Saghîr (912) avec les termes :

اللَّهُمَّ لَكَ صُمْتُ وَعَلَى رِزْقِكَ أَفْطَرْتُ

« Ô Allah ! Pour Toi j’ai jeûné et avec Ta subsistance j’ai rompu. » Et sa chaîne contient Ismâ’îl Ibn ‘Amr qui est faible et Dâwûd Ibn Az Zibriqân qui est matrûk.

Et il est venu chez Abû Dâwûd (2357) d’après Ibn ‘Umar -qu’Allah les agrée- d’après le prophète (صلى الله عليه وسلم) qu’il a dit :

ذَهَبَ الظَّمَأُ وَابْتَلَّتْ الْعُرُوقُ وَثَبَتَ الْأَجْرُ إِنْ شَاءَ اللَّهُ

« La soif est partie, les veines sont désaltérées et la récompense est établie si Allah (تعالى) veut. » Mais il est faible également, sa chaîne contient Marwân Ibn Sâlim Al Muqaffa’ qui est majhûl al hâl (inconnu). Voir Al Irwâ (919/920).

Leçon :

Le hadith « Le jeûneur a, lors de la rupture, une invocation qui n’est pas rejetée. » est rapporté par Ibn Mâjah (1753) d’après ‘Abd Allah Ibn ‘Amr Ibn Al ‘Âs -qu’Allah les agrée- et il n’est pas établi, car sa chaîne contient Ishâq Ibn ‘Ubaïdillah Ibn Abî Al Muhâjir qui est inconnu. Et le hadith possède d’autres voies chez At Tayâlusî (2262) dont la chaîne contient Abû Muhammad Al Mulaïkî.

Le grand savant Al Albânî -qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Je ne le connais pas. Et il est possible qu’il s’agisse d’Abd Ar Rahman Ibn Abî Bakr Ibn ‘Ubaïdillah Ibn Abî Mulaïkah Al Madanî. S’il s’agit bien de lui, il est faible, comme dans At Taqrîb. An Nasâî a même dit de lui : « il n’est pas thiqah (sûr) » et dans une version : « matrûk ». »

Le grand savant Al Albânî -qu’Allah lui fasse miséricorde- l’a affaibli dans Al Irwâ (921) ainsi que notre shaykh Al Wâdi’î -qu’Allah lui fasse miséricorde- dans ses notes sur le tafsîr d’Ibn Kathîr.

Mais il est rapporté authentiquement chez Ibn Mâjah d’après Abû Huraïrah -qu’Allah l’agrée- que le prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Trois (personnes) : leur invocation n’est pas rejetée : l’imam juste, le jeûneur jusqu’à ce qu’il rompe[1] et l’invocation de l’opprimé qu’Allah élèvera sous les nuages le jour de la résurrection et pour laquelle les portes du ciel s’ouvriront et Il dit : Par Ma puissance ! Je te secourrai certainement, même après un temps. » Et notre shaykh (Muqbil) l’a authentifié dans Al Jâmi’ As Sahih (2/506).

Tiré du livre Ithâf Al Anâm (p.63).

Trad: Ayyub, dammaj-fr.com


[1] NdT : ceci te montre qu’il faut multiplier les invocations lors de ton jeûne, non pas à la rupture.

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