Question :
Notre sheikh ! Parmi les choses qui se répandent et pour lesquelles penchent les salafis, il y a que des gens prônent l’obligation du conseil avant la mise en garde. Avez-vous donc un mot à dire sur ce sujet ?
Réponse :
J’ai déjà répondu à cette question auparavant bârakallâhu fîk. Nous sommes éprouvés par ce genre (de personnes). Tu vois l’individu propager le faux et les mensonges et les inventions sur les autres en les nommant ou de façon abstraite. Et si un conseil ou une critique lui sont prodigués ou autre il dit :
« Pourquoi ne m’ont-ils pas prévenu ? Pourquoi ne m’ont-ils pas conseillé ? Pourquoi ne m’ont-ils pas éclairci ? » De faux prétextes.
Nous souhaitons de ceux-là qu’ils se repentent à Allah et qu’ils reviennent à la vérité avec le meilleur comportement et avec humilité et qu’ils délaissent de telles allégations. Admettons qu’il se soit trompé, qu’il n’ait pas parlé ou qu’il ne t’ai pas conseillé, reviens à la vérité et par la suite fais-lui tes reproches. Mais que tu fasses circuler tes faussetés au sein des gens et que tu persistes dans tes erreurs et tu dis : « Ils n’ont pas fait… ou : ils ont fait… » ce sont des paroles inutiles. Il est du devoir du croyant de revenir à la vérité et qu’il accepte le conseil qu’il soit fait en privé ou de façon ouverte.
Toi tu propages tes erreurs dans les livres et les cassettes[1] etc. Si encore tu commettais tes fautes secrètement et que tu ne les appliquais que dans l’obscurité entre toi et Allah et qu’une personne s’en aperçoive et qu’il te conseille en privé… Mais seulement toi tu répands tes paroles et tes faits dans le monde, puis un mouslim diffuse, c’est-à-dire qu’il te réfute, il n’y a pas de mal en cela.
Laissez ces prétentions venant de beaucoup des gens du faux, ceux qui se rebellent avec le faux et l’obstination.
Tiré de فتاوى فضيلة الشيخ ربيع المدخلي, v. 1 p. 271-272
Traduit par Abou Taymiyah Khalîl al Martinîky
Dammaj-fr.com
- Ou les forums de discussion.
