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Suivre une fatwa erronée et ne pas critiquer la parole du savant lorsqu’elle s’oppose à la vérité

Bismillah

Shaykh Al Islam dit dans Iqtida as Sirat Al Mustaqim :

Oui, il peut avoir fait une interprétation dans la législation et il lui est pardonné à cause de celle-ci. S’il est mujtahid d’un ijtihad qui est pardonnable à celui qui se trompe. Et chacun des deux (la personne suivie et le suiveur) peut être pardonné pour son ijtihad, et peut être récompensé. Et le blâme ne lui est pas appliqué à cause de l’inexistence de sa condition, ou en présence d’un empêchement même si est présent ce qui en découle. Et le blâme s’applique à :
– celui à qui la vérité apparaît et qui la délaisse
– celui qui ne fait pas assez d’efforts pour qu’elle lui apparaisse
– celui qui se détourne de la recherche de la vérité à cause des passions, ou par flemme ou autre…
Fin de citation

Al ‘allamah Ibn ‘Uthaymin  a dit en note:

Certains étudiants en science ne font pas attention à ce sujet. Il dit: « Untel est mujtahid. Et celui qui fait un ijtihad et se trompe a une récompense! » Nous disons: Oui. Ceci par rapport à sa personne. Quant à toi, tu t’es aperçu que son ijtihad est une erreur, il t’est donc obligatoire de le contredire!
Mais faites attention à ses conditions. Il dit: « S’il est mujtahid d’un ijtihad qui est pardonnable à celui qui se trompe » C’est-à-dire qu’il fait tous ses efforts au maximum de ses capacités pour atteindre la vérité. Quant à simplement regarder les preuves sans précision et sans rassembler toutes les sciences, celui-ci n’a pas accompli l’ijtihad qui convient.
Fin de citation.

L’imam Ach Chawkânî a dit:

Et ce dire (ndt: qu’il n’y a pas de blâme dans les sujets de divergence) est devenu la plus grande voie pour fermer l’ordre du convenable et l’interdiction du blâmable. Alors qu’il est obligatoire à quiconque connaît cette législation et réalise ce qui y est convenable et blâmable, il lui est obligatoire d’ordonner ce qu’il connaît de convenable et d’interdire ce qu’il connaît de blâmable.
Car le jugement de la vérité ne change pas! Et l’obligation d’agir selon elle, d’ordonner de la faire et de blâmer quiconque s’y oppose, tout cela ne disparaît pas par la simple parole de quelqu’un, ou l’ijtihad d’un mujtahid, ou l’innovation d’un innovateur.
As Sayl Al Jarrah (4/588)

Shaykh Al Islam a dit comme dans Al Fatawa (26/202):

Il n’appartient à personne d’argumenter avec la parole de quiconque dans les sujets de divergence. Mais l’argument n’est que dans les textes, le consensus et la preuve tirée de cela appuyée par les preuves légiférées, et pas par les paroles de certains savants. Car les paroles de savants ont besoin d’être argumentées par les preuves légiférées, ce ne sont pas leurs paroles qui sont des arguments pour les preuves.
Fin de citation.

Et l’imam Ibn ‘Abd Al Barr a dit dans Jami’ baya al ‘ilm (2/229):

La divergence n’est un argument pour personne que nous connaissons d’entre les savants de la communauté, sauf pour celui qui n’a aucune clairvoyance ni connaissance, et sa parole n’est pas un argument.

Trad: Ayyub, dammaj-fr.com

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