‘Oubeyd al Jâbiry s’est-il vraiment repenti de sa diffamation envers Ka’b Ibn Malîk ? Par Yousouf Abou Hâtim

 

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Il se propage par ci par là que ‘Oubeyd al Jâbiry serait revenu sur ses diffamations sur ce noble sahâby رضي الله عنه.

Donc nous aimerions démonter la réalité de ce retour par cet écrit du frère Yousouf Abou Hâtim al Jazâiryحفظه الله sur ce point avec certains commentaires.

Tout d’abord rappellons nous les paroles de sheikh al Fawzân sur les paroles de ‘Oubeyd ici.

Et également celle de sheikh al Louheydân et celle du moufti ‘Abel’Azîz Âl al sheikh حفظهما الله

Sheikh Sâlih al Louheydânحفظه الله  fut interrogé[1] et il répondit :

« Première chose : Il y a de quoi se passer d’une telle parole. Il n’y a aucune raison (de dire cela) tant que l’on sait qu’Allah a fait descendre son repentir sur Ka’b Ibn Mâlik dans le Qorâne. Nous ne disons pas et si… ‘’si’’ n’a aucun sens. » Fin de citation.

Le moufti ‘Abdel’Aziz Âli sheikh حفظه الله   fut également interrogé sur les paroles de ‘Oubeyd et répondit en coupant la parole au questionneur:

Sûrement pas ! Sûrement pas !

Le questionneur voulut compléter la question et le sheikh le coupa en lui disant :

Tout ceci est une erreur !

Lien vers l’audio : http://ge.tt/1w7iBee/v/0 [2] 

 

Maintenant analysons scientifiquement le prétendu retour de ‘Oubeyd al Jâbiry sur ses propos clairs diffamant Ka’b Ibn Mâlik[3].

A savoir que le sheikh Mohammad Bâ Jamal حفظه الله a aussi déjà dévoilé la réalité de ce prétendu retour.( voir le même lien en début d’article menant à la parole de sheikh al Fawzân)

Le frère Yousouf dit[4] :

Il (al Jâbiry) fut questionné :

Vous avez dit en commentaire de la parole de Ka’b Ibn Malîk : « Par Allah, je craignais de mourir, ou que meurt le messager d’Allah. » Il craignait de mourir ou que ne meurt le prophèteصلى الله عليه و سلم  alors qu’il était boycotté. Car s’il venait à mourir dans cet état il serait mort égaré égareur. Sauf si Allah venait à faire descendre son pardon sur lui …

Et il s’agit là – qu’Allah vous préserve – d’une expression équivoque par laquelle, ceux qui se détournent et les haineux profitent pour faire fuir les gens de vous et pour vous diffamer. Que dites-vous donc – qu’Allah vous ajuste dans les paroles et les actes – ?

 Il répondit :

En effet je ne nie pas. Nous avons hérité cela de nos imams et de nos savants. Que celui qui a prononcé une parole, il ne peut s’en défaire ni la nier.

Juste deux choses :

La première : Qu’il s’agit là de ce que j’ai compris des paroles de Ka’b Ibn Mâlik.

La deuxième chose : Qu’il m’est apparu qu’il s’agissait là d’une expression équivoque, portant à confusion, qui laisse penser à une mauvaise attitude. Voire même, il se peut que certaines personnes en déduisent que cela est une offense envers Ka’b – qu’Allah l’agrée – alors que moi je dis « qu’Allah l’agrée » comme telle est l’attitude des gens de la sounnah à chaque fois qu’il est cité. Telle est notre coutume avec les compagnons du prophète صلى الله عليه و سلم.

Donc lorsqu’il m’est apparu qu’elle portait à confusion, j’en ai dit une autre à laquelle je me suis limité sans rien y ajouter : « Il craignit de mourir sur l’égarement : » Et cela apparait clairement dans sa parole – رضي الله عنه – « je craignais de mourir, ou que meurt le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم alors que j’étais dans cette situation. »

Qui pourrait dire autre que cela ? il craignait de mourir sur l’égarement sans rien ajouter à cela, cette expression ne contient aucune confusion.

Quant à celui qui se détourne parmi les gens des passions, il est tel le noyé qui s’agrippe au plus fragile des bâtonnets ou au plus frêle des cordons pour se sauver de la noyade.

Donc je reviens sur ma parole qui portait à confusion, et cette dernière expression est annoncée et propagée par écrit de la conférence : إتحاف البشر. Et cette conférence est éditée je crois individuellement ou dans le recueil d’épitres intitulé « إمداد أهل الأثر » et le retour est présent et la louange est à Allah…

Voilà ce que nous avons hérité de nos savants qui est une chose réputée. Donc combien de savants disent des paroles puis il leur apparait que la vérité est tout autre, alors ils reviennent. Oui… Fin de citation.

‘Oubeyd a certes emprunté dans ces paroles la voie de la duperie et de la fausse interprétation pour une parole claire ou de ce qu’elle laisse apparaître. Cela à la manière des partisans de la règle de :

حَمْلُ المُجْمَلِ على المُفَصَّلِ

Faire passer une parole vague sur une parole détaillée (pour lui donner une interprétation autre que ce qu’elle laisse apparaître clairement).

Cela en vue d’esquiver les accusations portées contre lui par les conseilleurs des gens de la Sounnah dans ces égarements qu’il cautionne de temps à autre. Lorsque les conséquences de la vérité deviennent trop fortes sur lui et qu’il ne trouve pas d’issue pour se sauver d’une fausseté claire, il emprunte alors cette voie erronée.

Donc pour conclure : al Jâbiry n’est revenu que sur une expression qu’il qualifia de « confuse, (qui amène à s’imaginer des choses) »

Il n’est pas revenu sur le fait que cette parole est une atteinte à ce grand sahâby. En effet sa parole « égareur, égaré » ne renferme aucun autre sens qu’une accusation de ce sahâby d’égarement pour lui-même et qui égare autrui.

Avec la clarté de la critique, al Jâbiry esquiva volontairement le fait de reconnaître la laideur de sa parole, pour utiliser la méthode d’Abou al Hassan et d’al ‘Ar’our et autres[1] qui est de faire passer la parole vague d’une personne non infaillible sur sa parole précise (pour l’interpréter).

Du fait que les adeptes de cette méthode prennent une parole fausse, ou qui l’est dans son apparence, ou une parole comportant un côté faux et eux, ils recouvrent cette parole par son côté vague pour prétendre qu’elle comporte plusieurs hypothèses. Ensuite que ce côté vague doit être détaillé. Et que ce détail ne peut être déduit que par le reflet du parcours (en religion) de la personne. C’est-à dire que si ce parcours est noble et qu’il contient un grand nombre de mérite dans la da’wah, alors ce côté vague – qui en réalité est une erreur apparente – sera interprété par le détail (de ce parcours). Et qu’il est le socle sur lequel on s’appuie pour le jugement sur la personne.

Et il ne s’agit là nullement d’un détail ou d’un éclaircissement chez les gens des ousoul[2], car il ne s’agit là que d’une interprétation d’une parole claire (apparente). Ce procédé n’est pas permis dans les paroles de celui qui n’est pas infaillible selon l’unanimité comme l’a rapporté al Shawkâny dans son livre الصوارم الحداد  p 96- 97.

Ce procédé – de faire passer ce qui est vague sur une parole claire dans la parole de celui qui n’est pas infaillible – est plus vil que le procédé des mouwâzanate (le fait d’équilibrer)[3]. Car ceux qui suivent ce dernier cité reconnaissent les erreurs produites d’eux-mêmes ou de ceux qu’ils défendent, contrairement à ceux qui interprètent une parole claire par des paroles confuses, ceux-là ne reconnaissent pas l’erreur et empêchent qu’elle soit citée.

Et le but de ce procédé n’est que de protéger celui qui est blâmé et d’empêcher qu’une critique ne s’applique sur lui et de mettre fin aux efforts des conseilleurs, pour détruire les règles du Jarh wa Ta’dîl depuis leur base.

Tel est l’agissement de ‘Oubeyd al Jâbiry, du fait qu’il ait – dans ce qui précéda – pris sa parole qui est une erreur en elle-même pour la couvrir par ce qui est vague en disant : « expression portant à confusion » et prétendit qu’elle contient ce qui laisse entendre des choses (confuses). Choses (confuses) qui doivent être éclaircies par un détail. Et que ce détail ne peut être connu – dans ce procédé erroné – qu’en regardant dans le parcours de cette personne. C’est pour cela qu’il a dit (de lui) : « Alors que moi je dis « qu’Allah l’agrée » comme telle est l’attitude des gens de la Sounnah à chaque fois qu’il est cité. Telle est notre coutume avec les compagnons du prophète »

Donc ‘Oubeyd persiste à coller à ce grand sahâby le jugement de l’égarement s’il était mort boycotté, du fait qu’il a dit : « Qui donc dit autre que cela ? Il a eu peur de mourir sur l’égarement. Sans rien ajouter à cela ».  

Il n’est donc pas revenu et n’a rien apporté de nouveau hormis qu’il joue avec la raison des gens… Fin de la réplique de Yousouf.

Réplique complète en arabe

 

Khalîl ajoute : En guise d’exemple pour que le sujet de cette règle innovatrice soit bien compris du lecteur, voici la façon de faire du hizbi Abou al Hassan qui fait partie des prôneurs (pour ne pas dire promoteurs) de cette règle, à qui répliqua Sheikh Rabî’وفقه الله  sur ce point, en citant une de ses paroles, dans son livre : إبطال مزاعم أبي الحسن p 31-33. Il y cite ses paroles tirées de sa cassette : حقيقة الدعوة n° 2 datée du 14 Joumâda al Thâni de l’an 1421 où il tente de prendre la défense d’al Maghrâwy après avoir eu connaissance de ses transgressions claires. Il dit :

« Sheikh al Maghrâwy est un des savants des mouslimîn. Allah a fait provenir beaucoup de bien par sa cause et a apporté beaucoup d’utilité – qu’il soit exalté – dans ses contrées et ailleurs. Nous l’avons connu sur la sounnah depuis que nous avons nous-mêmes connu la sounnah et la vérité. Al Maghrâwy appelle à la sounnah probablement bien avant que je ne me range complètement sur la droiture. Donc sheikh al Maghrâwy est un savant parmi les savants de la da’wah salafiyah. Il a de nombreux efforts à son actif et Allah a apporté beaucoup de bien par sa cause. Cependant cela n’implique pas qu’il soit infaillible et qu’il ne commette pas d’erreurs, sûrement pas. Certains étudiants en science ont soulevé certaines affaires autour de lui. Je me suis donc assis avec lui aux Emirats et nous avons discuté de ces points qui me sont parvenus de lui par le biais d’audios ou d’écrits. Je l’ai alors informé de la vision de ces jeunes qui considèrent cela comme des fautes. L’homme m’a donc éclairci – qu’Allah l’en récompense – qu’il lui arrivait parfois de tenir des propos catégoriques sans les développer et sans être minutieux quant au sens des propos employés. Et ceux-ci sont compris dans un contexte complètement éloigné de sa personne (sa ‘aqîdah)… Jusqu’à ce qu’il dise… Sheikh al Maghrâwy a beaucoup de paroles dans lesquelles il déclare clairement les erreurs Sayyid Qotb, de son idéologie, de l’esprit de takfîr et il réplique aux khawârij. Et avec tout ça nous trouvons des gens qui viennent lui coller des paroles contraires à son dogme. Bien qu’il tienne des propos qui peuvent amener à croire cela. Cependant l’équité dans cela est de rigueur, de ces paroles et d’autres et pour le rang de cet homme et ses efforts… » Fin de citation.

Et comparez avec le procédé utilisé par ‘Oubeyd, qui refuse d’admettre que sa parole « s’il était mort boycotté, il serait mort égareur égaré » est une offense claire envers ce sahâby qui s’est repenti sincèrement et dont Allah a fait descendre son pardon sur lui et sa parole ne portant aucune confusion. Pour preuve, les savants qui furent interrogés virent tous l’erreur et la fausseté de son expression sans prétendre qu’elle porte à confusion et qu’elle doit être éclaircie.

 

Traduit par khalîl al Martinîky

Dammaj-fr.net

 


1) Comme al Halaby et Mohammad al Imam (dans son livre al ibânah).

2) Des fondements dans le fiqh.

3) Qui consiste à citer les bonnes actions de la personne qui serait critiquée par équité. Règle innovatrice et utilisée également par les hizbis voulant défendre les gens du faux. Cette règle est également présente dans le livre al ibânah et dans le livre d’al Halaby.

 

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