L’enfant né de la fornication avec une mécréante (Ch. Ibn Hizâm)

بسم الله الرحمن الرحيم

Cheikh Ibn Hizâm a été questionné :

Un homme (mouslim) forniquait avec une femme chrétienne qui enfanta de lui à la suite de ces rapports. Aujourd’hui il s’en est repenti et a regretté et s’est séparé de cette femme. La question est : lui est-il permis d’élever cet enfant et de s’en attribuer la paternité, ou bien il doit le délaisser et s’en séparer ?

Il a répondu :

S’il a la certitude que l’enfant est le sien alors il n’y a pas de mal à ce qu’il se l’attribue et le prenne, avec le repentir, le retour (vers Allâh) et la demande de pardon pour cet acte. Mais s’il n’en est pas sûr, car cette femme est chrétienne et il se peut que d’autres aient aussi forniqué avec elle – de là s’il doute, qu’il ne prenne pas l’enfant et lui laisse. Toutefois s’il est convaincu que l’enfant est de lui, qu’il le prenne et se l’attribue. Quant au hadîth « l’enfant revient au lit et la pierre est pour le fornicateur »[1], cela concerne le cas de celui dont on ignore la provenance, là il ne peut se l’attribuer mais il doit être attribué à celui à qui appartient le lit. Mais s’il ne trouve personne qui conteste, alors pas de mal à ce qu’il se l’attribue comme y a souscrit Cheikh al Islâm ibn Taymiyah ainsi que Ibn al Qayyim – qu’Allâh leur fasse miséricorde – et d’autres gens de science.

Traduit par Abou Taymiyah Khalîl al Martinîky

Source : chaîne Telegram de Cheikh Muhammad Ibn Hizâm, @ibnhezam

La fatwa en arabe :

يقول السائل: رجل زنا بامرأة نصرانية وحصل له مولود منها، والآن تاب من فعله وندم وفارق هذه المرأة، والسؤال هل له أن يربي الطفل وينسبه إلى نفسه أو يتركه لها ويتخلى عنه ؟
📝 الإجــــــابة :
إن تيقن أن الطفل منه فلا بأس أن ينسبه إلى نفسه ويأخذ ولده مع التوبة والإنابة والاستغفار من هذا العمل، أما إذا لم يكن متيقناً فهي امرأة نصرانية قد يزني بها آخرون، وعلى هذا إذا كان شاكاً فلا يأخذ هذا الولد ويتركه لها ، لكن إن غلب على ظنه أو تيقن أنه ولده فيأخذه وينسبه إليه، وأما حديث الولد للفراش وللعاهر الحجر : هذا في حق إذا ما وجد فراشا – فلا ينسبه إلى نفسه وإنما ينسب إلى صاحب الفراش، أما إذا لم يوجد من يعارضه فلا بأس بالنسبة إليه كما قرره شيخ الاسلام ابن تيميه وابن القيم رحمة الله عليهما وآخرون من أهل العلم .
  1. Rapporté par al Boukhâry (2053) et Mouslim (3686) .

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