Le jugement des enchères

Bismillah

Le jugement des enchères

Le terme juridique arabe est (مزايدة) « muzâyadah ».

La majorité des savants voient la permission, certains ont même cité le consensus comme Ibn Qudâmah et Ibn ‘Abd Al Barr, car la base dans les actes de la vie courante est la permission jusqu’à ce que vienne une preuve de l’interdiction. Et ils ont pris en argument le hadith d’Anas rapporté par Abu Dawud, At Tirmidhi et Ahmed que le prophète vendit un hils (couverture qu’on place sur le dos de la monture) et un verre en disant « Qui achète cela ? » Un homme dit : Je les prends pour un dirham. Le prophète dit : « Qui ajoute ? » Un homme proposa deux dirhams et il lui vendit.

Sa chaîne contient Abu Bakr Al Hanafi qui est inconnu. (shaykh Al Albani l’a aussi jugé faible).

Et il est rapporté d’Ibrahim An Nakha’i qu’il détesta cela en prenant comme argument le hadith de Sufyan Ibn Wahb rapporté par Al Bazzar dans Al Kachf : que le prophète interdit la muzâyadah. Mais c’est un hadith faible qui contient dans sa chaîne Ibn Lahi’ah (rapporteur faible) qui n’a pas été suivi.

Et il est rapporté d’Al Awzâ’i et Ishaq qu’ils voyaient la permission seulement avec les butins et les héritages. Il est venu en cela un hadith rapporté par Ibn Al Jarud avec une chaîne authentique d’après Ibn ‘Umar qu’il fut interrogé sur la muzâyadah. Il répondit : le messager d’Allah a interdit de s’immiscer dans l’achat de son frère jusqu’à ce qu’il laisse (la vente) sauf les butins et les héritages.

Et l’avis juste est celui de la majorité. Quant au hadith d’Ibn ‘Umar, Ibn Al ‘Arabi a dit :

Restreindre la permission aux butins et héritages n’a aucun sens car c’est le même sujet.

Ach Chawkani cita dans an Nayl qu’ils ont été cités car c’était les plus propagés dans la muzâyadah.

Source : fath al ‘allâm de shaykh Muhammad Ibn Hizâm.

Trad: Ayyub, dammaj-fr.com

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