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La mouhâjirah sans marhâm trop sélective pour le mariage (C. Mohammed Bâ Jammâl al Hadrami)

بسم الله الرحمن الرحيم

Cheikh Mohammed Bâ Jammâl حفظه الله fut questionné :

Les savants ont dit que le mariage peut être obligatoire ou recommandé ou autre, et cela en fonction de la situation de l’individu pour qu’il ne tombe pas dans l’illicite. De là quel est le jugement correct pour la femme célibataire sans tuteur (présent avec elle) faisant partie de ses proches du fait qu’elle est mouhâjirah par exemple. Qu’elle soit amenée à voyager sans mahrâm, qu’elle sorte constamment de sa maison pour ses besoins et finisse par se retrouver au milieu d’hommes étrangers (c.-à-d. dans les lieux publics), qu’elle prenne les transports en commun ou privé ou qu’elle conduise elle-même la voiture et autre vu qu’elle est seule ou avec des enfants encore en bas âge d’un précédent mariage. Et malgré cela, tous les prétendants qui se présentent à elle, même faisant partie des pieux, elle les refuse tous, et cela tant qu’ils ne regroupent pas des caractéristiques particulières ; qu’il soit de telle ou telle couleur, de telle apparence ou de tel endroit, et qu’elle refuse également la polygamie ?

Il répondit :

Cette femme, nous craignons pour elle qu’elle ne soit dans le péché et qu’elle n’en subisse des représailles et qu’elle ne tombe dans les problèmes. Il incombe à cette femme de craindre Allâh عز وجل. Il est permis à la femme mouhâjirah de voyager sans mahrâm tant qu’elle sort du pays où elle se trouvait pour se rendre dans un pays d’islâm. Une fois qu’elle y est parvenue, elle doit trouver quelqu’un pour se marier de façon légiférée. Qu’il devienne un mahrâm pour elle, qui s’occupe d’elle et la prenne en charge et lui permette de préserver sa chasteté. Quant au fait qu’elle soit tout le temps en déplacement, elle dit « je veux l’Égypte », elle s’y installe quelques mois, puis elle dit « ça ne me plait pas, je veux aller au Yémen », elle y reste quelques années, puis elle dit « le Yémen a changé, ça ne me plait plus, je veux aller en Arabie Saoudite » et elle se rend en Saoudie puis elle dit « ce n’est pas bien ici, je veux les Émirats » et ainsi de suite, et tout cela sans mahrâm, ce n’est pas permis. Ce n’est pas permis. Si elle parvient au pays d’islâm qu’elle souhaitait[1] alors elle y reste. Et si elle veut voyager, elle doit trouver un mahrâm de façon légiférée. Et qu’elle délaisse ces idées (à propos du mari) « je veux ceci, je veux cela, je veux (un prétendant) de telle apparence… » Il se peut que cela lui porte préjudice et autre…

Audio

Traduit par Abou Taymiyah Khalîl al Martinîky

  1. J’avais posé une question similaire à notre noble cheikh Mohammed Ibn Hizâm à propos de la mouhâjirah en Égypte qui souhaitait quitter le pays, ne s’y sentant plus en sécurité (pour sa personne et non craignant d’être expulsée) à cause des événements qui s’y sont produits. Il a dit que cela restait un pays d’islam et qu’elle devait y rester tant qu’elle n’avait pas de mahrâm pour voyager, et qu’elle reste dans son foyer pour se préserver et que les frères s’entraident avec elle pour ses besoins à l’extérieur jusqu’à ce qu’elle se marie (ou qu’un de ses mahrâms se rende auprès d’elle).

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