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Dire sitâr à la place de hijâb et mouqâbalah à la place de khitbah (Ch. Abou Bilâl al Hadrami)

بسم الله الرحمن الرحيم

Cheikh Abou Bilâl al Hadrami fut questionné :

Le fait de nommer le hijâb (voile couvrant le visage) « sitâr » ou de nommer la khitbah « mouqâbalah » s’est répandu chez certaines personnes. Cela est-il convenable ?

Il répondit :

En ce qui concerne le fait de nommer le hijâb « sitâr », on a ce qui va dans ce sens, du fait que c’est un voile. Toutefois il faut appeler ce hijâb le hijâb de la femme. C’est avec cela que la législation est venue. Telle est la législation; (on dit) le hijâb légiféré et non le sitâr légiféré. Il en est de même pour la khitbah : « Qu’aucun de vous ne fasse de demande de mariage (de khitbah en arabe) alors que son frère en a fait une (qui n’a pas été encore rejetée) », c’est mieux que le terme mouqâbalah. Et le prophète n’a pas dit « qu’aucun de vous ne fasse de rencontre (mouqâbalah en arabe) alors que son frère en a fait une ». Voire, le mot mouqâbalah est une faute en tant que terme et même dans son sens. La khitbah diffère de la mouqâbalah, car il se peut qu’une mouqâbalah ait lieu sans être une khitbah, qu’il (l’homme) rencontre une femme sans pour autant la demander en mariage. Alors que la khitbah est connue, c’est qu’il (le prétendant) se présente à eux (à la famille de la femme) et demande leur fille en mariage, car par la simple rencontre (mouqâbalah) il se peut que rien de tout cela ne se produise. Nommer la khitbah « mouqâbalah » est une erreur, aussi bien dans le terme que dans le sens. C’est une erreur. Regarde tous ces termes aujourd’hui que certaines personnes emploient et ils finissent par délaisser les termes légiférés. C’est pour cela que la compréhension des gens s’est affaiblie, à cause de leur abandon des termes légiférés et linguistiques. Leur compréhension de la Religion d’Allâh, de Son Livre et de la Sounnah de Son Messager s’est affaiblie. Certains termes chez nous s’emploient dans tel sens et dans le Qorâne dans un autre sens. Lorsque certains termes présents furent étudiés car les gens se mirent à ne plus les employer, nous nous sommes retrouvés dans le besoin de retourner vers ces livres (les dictionnaires) de langue arabe, nous devons revenir à ces livres de langue, notre langue s’est perdue. Nous revenons à ces livres pour comprendre ce que veut dire ce mot alors qu’il est connu…
Fin de traduction de la question. Mais le cheikh développa encore par la suite, pour qui veut écouter l’audio.

Traduit par Abou Taymiyah Khalîl al Martinîky

Source : Audio

dammaj-fr.com

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