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Défaire la sorcellerie par la sorcellerie, surtout concernant les liens conjugaux (Ch. Yahyâ)

Défaire la sorcellerie par la sorcellerie, surtout concernant les liens conjugaux (Ch. Yahyâ)

Bismillah

La question :

Si un homme se voit dans l’incapacité d’avoir des rapports lors de sa nuit de noce, et que sa famille se rend auprès d’un sorcier en vue qu’il le désenvoute. Lorsqu’il leur est dit qu’il n’est pas permis de se rendre chez les sorciers, ils répondent qu’ils sont contraints d’agir de la sorte. Quel en est donc le jugement dans la législation islamique ? Existe-t-il un remède du Qorâne et de la Sunnah pour défaire ce sortilège plutôt que de se rendre chez ces sorciers mystificateurs ?

La réponse :

Cela se nomme an nouchrah, ce qui consiste à défaire la sorcellerie par la sorcellerie. Cela n’est pas permis. Il n’est permis de se défaire du sortilège que par le biais du Qor’âne, des médicaments, du retour vers Allah – que Son Nom soit sanctifié  – Il a dit :

فَفِرُّوا إِلَى الله إِنِّي لَكُمْ مِنْهُ نَذِيرٌ مُبِينٌ

 Réfugiez vous donc auprès d’Allah. Je suis certes un avertisseur clair pour vous. [الذاريات : 50]

Et le prophète fut ensorcelé, les sorciers étaient des juifs et ils étaient présents. S’est-il pour autant rendu chez un sorcier ou un voyant pour se faire désenvoûter ? Il patientait, et Jibrîl venait le voir en lui disant : « Ressens-tu quelque mal ô Mohammed ? » Et il répondait que oui. Il lui disait « Au Nom D’Allah je te fais rouqiyah de toute chose te nuisant, du mal de toute âme ou de tout (mauvais) œil, qu’Allah te guérisse ! » Il récitait les deux protectrices puis essuyait son corps. Il récitait la sourate ‘’al ikhlâs‘’ puis les deux protectrices avant de dormir.

Sa’d ibn Aby Waqqâs – رضي الله عنه – se plaignit, le prophète lui fit alors rouqiyah et dit : « Ô Allah apporte la guérison à Sa’d ! Ô Allah apporte la guérison à Sa’d ! Ô Allah apporte la guérison à Sa’d ! » Qu’il s’agisse de sorcellerie ou autre. Il n’y a aucun bien pour les gens, ni dans leurs corps, ni leurs mœurs, ni dans leurs échanges, ni dans leurs jugements, ni dans aucun autre domaine, tant qu’ils ne reviennent pas à Allah عز وجل. Qu’ils se remettent en compte de ces mythes et innovations, d’actes de chirk, de ces troubles et égarements. Et le fait de se rendre chez un sorcier, de cautionner sa mécréance et de s’entraider avec lui dans le péché et la désobéissance, c’est probablement un facteur le poussant à apprendre la sorcellerie et cela est de la mécréance…

Tiré de الكنز الثمين

 أسئلة من إب- مديرية السياني- قرية وادي خير وما جاورها، بتاريخ: ليلة الإثنين 8 ذي الحجة 1423ه‍.. دماج- صعدة

Traduit par Abou Taymiyah Khalîl al Martinîky

dammaj-fr.com

 

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