Conseil pour les femmes qui écrivent sur Facebook et autres réseaux sociaux (Ch. Ibn Hizâm)

بسم الله الرحمن الرحيم

Le cheikh fut questionné :

Quel conseil auriez-vous pour les femmes qui aiment propager le bien sur Facebook ?

Il répondit :

Ne doit entrer sur Facebook que quelqu’un de prudent qui est muni d’une peur et d’une crainte d’Allâh, car [Facebook] regorge de péchés et d’images figurées, tout comme il est fort probable qu’il tombe sur une image illicite. On conseille de s’en éloigner, hormis pour un remplir un besoin renfermant un intérêt religieux tout en étant à l’abri de tomber dans le péché. Également, il faut que ce ne soit qu’en mesure du besoin, il ne propage que le bien puis il en sort, il ne doit pas rester connecté en continu. Si tu peux rentrer rapidement pour diffuser ce que tu veux comme science ou comme appel à l’Islam, à la Sounnah et au bien, comme enseignement pour les mouslims, une fois terminé tu en sors. Car il est probable que l’on t’envoie des choses que tu ne souhaites pas recevoir ou qu’il te parvienne des choses illicites, alors ne t’y attarde pas. Propage ce dont tu as besoin et sors. C’est comme cela – si Allâh le veut
– que tu peux être préservé des péchés. Quant au fait de s’y attarder, il n’échappera alors pas aux péchés. Ça c’est une chose.

L’autre chose c’est que tu ne dois en faire qu’un moyen de propagation et non un moyen de réception [du savoir] pour l’apprentissage, t’imaginant que tu vas y trouver de la science ou des enseignements ou une chose profitable. Seulement, sachez que beaucoup de mouslims sont dans l’inadvertance et recherchent [la connaissance de la religion] à travers ces procédés, et il se peut qu’ils y trouvent ce que tu as diffusé et que tu en tires les fruits et la récompense auprès d’Allâh pour leur guidée vers le bien.

Quant à ce que tu t’y investisses toi alors que tu es un étudiant en science, en voulant profiter de ce qu’ils appellent Facebook ou autre, sache que cela ne fait pas partie des portes ouvrant sur le bien. La porte de la science est de mémoriser le Qorâne, la Sounnah, de mémoriser Riad as sâlihin, Boulough al marâm, Kitâb at tawhîd, de lire les livres de science et d’en tirer profit, ainsi que de se joindre aux cercles de science et de s’asseoir avec les savants. Voilà les causes – si Allâh le veut – qui te permettront de devenir un savant.

Mais rester sur les réseaux sociaux, il n’en sort aucun savant, cela n’apporte que des paresseux, ceux qui ni ne mémorisent, ni ne donnent d’importance à la science. Ou pire encore, probablement que beaucoup d’entre eux représentent une entrave à la da’wah et causent des troubles entre les gens au sein de cette da’wah moubârakah.

En ce qui concerne les femmes : il en est de même si une femme souhaite propager le bien et qu’elle est douée de raison : il n’y a alors pas de mal, conformément à ce qui a été dit précédemment. Si ce n’est que nous lui conseillons de s’en éloigner car la femme est plus faible en général que l’homme. Il se peut qu’elle ait besoin de recevoir certains messages et qu’il en résulte une tentation (fitnah) et un préjudice. Si elle tient à participer, alors qu’elle ne le fasse pas sous son nom, qu’on ne sache pas qui est celui qui a propagé tel article ou telle science, que cela reste anonyme. Qu’elle ne participe ni avec son nom ni avec sa kouniah car cela pourra lui nuire et être source de tentation. Qu’elle ne diffuse rien sous son nom ou sa kouniah, qu’elle garde l’anonymat, qu’on ne sache pas s’il s’agit d’un homme ou d’une femme et que rien ne laisse déceler à travers ses paroles qu’il s’agit d’une femme. Sa page doit être au nom de son fils, bien que le mieux est de tout délaisser. Mais en cas de besoin, alors, qu’elle le fasse sous le nom de son fils ou de son jeune fils ou ce qui y ressemble. Cela en cas de nécessité, sans quoi nous conseillons de s’éloigner de cela. Toutefois certaines personnes jugent cela totalement illicite, sans faire aucun détail sur la question, mais cet avis est discutable. Celle qui est en mesure de se prémunir des choses illicites, nous ne sommes pas en mesure de lui rendre cela interdit, bien que dans beaucoup de cas ce soit une porte menant à l’illicite, alors nous conseillons de délaisser. Et nous ne parlons que de la simple propagation de la science. Quant aux discussions, échanges et paroles vaines, il n’y a aucun doute au sujet du mal et autres préjudices que cela engendre lorsqu’elle correspond avec des gens et qu’elle parle avec eux, cela est une cause de tentation.

Fatwa traduite par Khalîl du Yémen, tirée de la chaîne Telegram du cheikh : http://t.me/ibnhezam

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